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18/04/2009

GM

GENERAL MOTORS intensifie sa restructuration conformément à la demande du gouvernement américain qui lui a réclamé un plan d'actions drastique d'ici au 1er juin.

"Le géant de Detroit doit négocier des cessions et discuter avec ses créanciers et les syndicats pour réduire ses dettes: il pourrait notamment se débarrasser des marques Pontiac et GMC, qu'il espérait jusqu'ici conserver, et pourrait négocier la vente de la marque et du réseau de concessionnaires Saturn à un groupe d'investisseurs, dont le fonds Black Oak Partners.
GM cherche également des repreneurs pour Hummer, qui a éveillé l'intérêt de trois possibles acheteurs, et Saab, qui a annoncé jeudi avoir signé des accords de confidentialité avec 27 repreneurs potentiels et s'est félicité de l'"intérêt" qui lui est porté.
Au-delà de cette restructuration potentielle, une mise en faillite de General Motors n'est pas du tout exclue par les autorités. Le constructeur serait alors divisé en deux entités, dont une regrouperait les actifs de mauvaise qualité" (Challenges de ce 16/4)

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Voici, parfaitement illustrée et synthétisée, la démarche-type visant à limiter les dégâts dans une situation désespérée : à l'instigation du pouvoir politique qui souhaite ménager un climat économique et social déjà très tendu...

En termes de gestion pure, il eût été préférable de procéder bien avant au dépôt de bilan qui, rappelons-le, est en soi un acte de gestion pour l'entreprise concernée.

Malheureusement, lorsque l'entreprise en question entraîne derrière elle un ensemble important de fournisseurs et salariés (directs et indirects), tout un pan de l'économie, les conséquences extérieures deviennent primordiales dans la gestion de la situation.

Après les ventes d'actifs "inutiles", les "cessions par appartements" et la renégociation des dettes (un dépôt de bilan trop rapide entrainerait en cascade une catastrophe économique supplémentaire alors que, pendant la réduction immédiate de certaines charges de fonctionnement -fermetures de concessions...- pour limiter l'accumulation de déficit, la génération de cash liée aux cessions va permettre de ménager certains fournisseurs qui verraient leurs créances rendues irrecouvrables en cas de dépôt de bilan, compte-tenu de la dette colossale déjà accumulée).

Cette période d'ici au 1er juin permet une répartition différente des actifs et une redistribution des conséquences financières de ce qui correspondra vraisemblablement à l'écroulement d'un pan entier et historique du secteur de l'automobile aux Etats Unis.

Dans la région de Détroit cela n'était un mystère pour personne depuis 2005, puisque la presse locale le relatait régulièrement en prévoyant de très grosses difficultés à horizon 2007...

De très grandes mutations sont en cours que l'on ne peut ignorer et nos industries de main d'oeuvre (hors secteurs spécifiques et de pointe) feront toutes les frais de la grande redistribution mondiale qui correspond en fait à une réadaptation des modes de production aux nouveaux moyens existants pour répondre à des exigeances et besoins différents.

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