27.09.2009

L'intelligence collective

L'intelligence collective... ou le besoin de mettre en oeuvre toutes les formes d'intelligence pour assurer la survie ou la pérennité d'une entreprise, quelle que soit sa taille.

... savoir conserver et développer les intelligences dans le cadre de regroupements reste aussi essentiel.

ALTRAN en est le vivant exemple au travers de son histoire : un démarrage en 1982 avec une dizaine de personnes, une évolution extraordinaire sur 20 années grâce à une politique de croissance externe qui, dans son application, respectait néanmoins, et même, encourageait sous toutes formes, la poursuite des objectifs de chaque cible afin de s'adjoindre leurs succès et cumuler ainsi les résultats.

Toute la difficulté réside alors dans la capacité à conserver, au sein d'un groupe ainsi formé, l'émulation nécessaire mais aussi une certaine harmonie pour garantir la poursuite des objectifs stratégiques. Arrivés à un certain stade, la tentation est grande de rationnaliser en remettant en place, en interne, une organisation qui va lisser, en les standardisant, les difféents process internes en oubliant qu'ils constituaient parfois les facteurs-clé de différentiation sur leurs marchés et donc, les facteurs-clé de succès. Il est très compliqué de vouloir harmoniser la structure résultant d'une telle histoire... 

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...et le risque est grand de "casser" tout ce qui constituait le moteur de la poursuite de cette croissance.
Concrètement, l'intelligence collective est toujours bien supérieure à la somme des intelligences mises en oeuvre et l'intelligence ne peut se développer que dans certains contextes favorables... il est important de savoir les reconnaitre afin de ne rien perdre de la valeur stratégique pour l'activité. L'humain et les organisations qu'il compose ne doit parfois ses performances qu'à un subtil mélange dont il ne faut pas détruire l'équilibre.
La période des acquisitions externes et absorptions "sauvages" est révolue, sauf éventuellement lorsqu'il s'agit simplement d'acquérir un marché... lorsque la structure qui le détient importe peu.

Commentaires

Si les absorptions sauvages seront en moindre nombre, qu'en sera -t-il des acquisitions externes? La notion de masse critique reste pertinente si de nouveaux concurrents importants viennent talonner les leaders remettant en cause tous ceux qui cherchent à se développer par leurs propres moyens.

Ecrit par : ermak | 28.09.2009

Les absorptions sauvages devraient être en moindre nombre afin de ménager l'augmentation de périmètre ainsi acquis en ces temps de concurrence accrue.
Aujourd'hui et à moins de trouver des créneaux de marchés (géographiques ou "techniques") particuliers, les entreprises peuvent moins se développer par elles-mêmes : nous sommes trop souvent sur des marchés saturés... à tel point que l'on assiste à une politique de maillage marketing et commercial de plus en plus fine chez les grands qui cherchent à maintenir leurs volumes au détriment des locaux qui ne pourront subsister qu'en se regroupant et en mobilisant leur intelligence collective de manière optimale.

Ecrit par : perennentreprise | 29.09.2009

Il s'agit bien de talonner les leaders par des regroupements, et il faut faire vite car les chutes sont rapides.

Ecrit par : ermak | 30.09.2009

Tout à fait.

Ecrit par : mc pessiot | 30.09.2009

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