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a) REFLEXION - Page 57

  • Manager...

    Manager pour que l'entreprise bénéficie de l'extraordinaire synergie qui peut exister en son sein lorsque les équipes sont convenablement gérées : lorsque chacun se sent à sa place, en complémentarité avec les autres... lorsque les objectifs fixés paraissent clairs parce que le manager les a rendus lisibles par tous, qu'il a osé établir clairement le référentiel et l'a rendu public...

    Manager, en soi, c'est un métier : n'est pas manager qui veut!

    Manager, au sens anglo-saxon du terme, se rapproche plus d'une action de gestion (des hommes, dans le cadre d'un projet, avec des objectifs précis...) que d'une fonction de direction comme nous l'entendons dans le sens français où, finalement, cela peut ne consister qu'à diriger une équipe en tant que supérieur hiérarchique qui en connaitrait tous les rouages et qui, trop souvent, n'a pas de vraie stratégie en la matière, de celle qui découlerait directement des caps définis au niveau de l'état major. Dans les PME, nous retrouvons trop souvent le même schéma du dirigeant qui, faute d'une politique cohérente et lisible par tous, ne stimulera pas réellement ses équipes et n'arrivera pas à faire converger les énergies vers un même but.

    Le rôle de base du manager est d'affecter les tâches : son second niveau de compétences devra lui permettre de partager son pouvoir sans pour autant perdre ses responsabilités, il en ressortira grandi, cela pourra créer des compétitions coopératives et sera très bénéfique, à terme, pour l'entreprise. Cela impliquera des relations de confiance, de l'ouverture d'esprit à d'autres méthodes de travail et à une certaine créativité... et dans la mesure où le cap final à tenir est lisible, dans la mesure où les propos tenus ont été clairs et le cadre établi, une remise en question sera légitime si les objectifs ne sont pas atteints.

    Manager implique d'être capable de se projeter, de connaitre ses limites et de composer avec : se projeter pour rester cohérent dans le temps et conserver sa crédibilité, connaitre ses limites et composer avec afin de savoir s'entourer et stimuler les compétences complémentaires nécessaires pour atteindre des objectifs toujours plus élevés. L'équipe ne devrait jamais être limitée à la compétence d'un manager qui voudrait tout contrôler et garder le pouvoir : aujourd'hui, le problème majeur est le temps... et les membres de l'équipe sont là pour participer activement à la réalisation des objectifs. L'autorité reste compatible avec le fait d'autoriser. Le contrôle reste possible au travers d'une remontée d'informations étudiée, convenue et régulière.

    Le manager compétent saura évaluer le degré d'autonomie de chacun, sachant qu'il varie énormément d'un individu à l'autre. Il saura "utiliser" à bon escient les qualités individuelles... les trois premiers critères d'évaluation de leur travail par les salariés sont entièrement subjectifs : ambiance, intérêt du travail et reconnaissance. Le manager doit oser dire, établir le cadre précis, pour accompagner la réalisation qu'il aura déléguée, qui permettra d'améliorer l'intérêt du travail et de favoriser la reconnaissance des tâches menées à bien.

    Faute de cela, il faudra augmenter les effectifs de psychologues du travail... autant superposer les pansements sur une jambe de bois!

    Les entreprises souffrent d'un management qui n'ose pas dire les choses et fixer des règles claires : dans le cadre de politiques qualité et sécurité, on n'a jamais autant écrit les règles... c'est autre chose que de les rendre lisibles à tous les échelons!