UA-65597331-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/09/2014

Valoriser l'immatériel : le Capital fournisseurs/partenaires

Afin de poursuivre le développement de la notion des valeurs immatérielles de l'Entreprise, nous évoquerons ci-dessous la notion de Capital fournisseurs.partenaires.

Rappelons tout d'abord les thèmes des articles précédents concernant la valorisation des actifs immatériels : Capital Clients, Capital Marques, Capital Technologique... suivi d'un article plus généraliste sur le Capital Naturel de l'entreprise, Capital environnemental et sociétal, celui qui permet notamment d'obtenir l'adhésion des collaborateurs, leur engagement et leur implication dans le projet de l'entreprise lorsque celui-ci est formulé et leur est clairement communiqué.

Avant d'évoquer le Capital organisationnel et humain, il nous reste deux valeurs immatérielles complémentaires aux notions de Capital Clients, Marques et Techno : le Capital Système d'Information et celui qui nous intéresse aujourd'hui : le Capital fournisseurs/partenaires.

Les fournisseurs, comme les partenaires, participent au processus de création de valeur : à ce titre, ils doivent faire l'objet de toutes les attentions et font partie des richesses de l'entreprise.

Cette période, que certains qualifient de crise mais que nous nous bornerons à considérer comme une mutation, nous oblige à changer totalement de paradigme dans beaucoup de domaines... ainsi, les fournisseurs ne doivent plus être considérés comme des ressources extérieures banalisées et facilement renouvelables malgré les apparences économiques et la conjoncture internationale.

En dépit des raisons de performances économiques et malgré l'accroissement des possibilités d'approvisionnements internationaux, la complexité croissante de chaque métier et la complexification des législations oblige les entreprises à rester très vigilantes en matière de qualité des approvisionnements et services qu'elles externalisent. La fonction achat, dans ce sens, doit posséder un véritable savoir-faire en la matière.

Les exigences des services achats de demain ne vont pas augmenter mais les critères de mesure devront évoluer. De grandes marques fabricant en Asie et qui ont négligé cet aspect des choses ont pu en mesurer les conséquences : à la logique du prix facial, il faut intégrer les coûts cachés additionnels (cf cabinets locaux de vérification de la qualité des produits expédiés notamment) ainsi que les coûts de risque (cf stocks tampons à constituer pour prévenir la défaillance d'une série de fabrication en conservant les délais de livraison promis aux clients).

Ainsi, cette démarche d'évaluation du Capital Fournisseurs permettra-t'elle de faire évoluer les considérations pour ces partenaires extérieurs qui doivent finalement être plutôt considérés comme des co-créateurs de valeur pour les entreprises. Il conviendra de s'assurer régulièrement de leur santé financière (combien de PME se retrouvent en défaut de bons fournisseurs emportés eux-mêmes par les créances douteuses de clients en dépôt de bilan?). Il conviendra aussi de s'assurer que les produits clés peuvent être fournis par au moins deux fournisseurs... que les fournisseurs sont 'bons', fiables... en bref, que cet actif immatériel constitué des fournisseurs et partenaires, bien géré, représente une vraie valeur ajoutée pour les exploitations et peut être chiffré pour figurer à l'actif du bilan.