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03/03/2010

Alliances et rapprochements

... ou : quand la crise devrait orienter les stratégies d'entreprises vers des alliances qui leur permettraient de mieux résister aux aléas (chute des ventes, nécessité de limiter les coûts de production pour ménager les marges, budgets de R&D nécessitant d'être mutualisés...) et d'entretenir leur capacité à rester présents sur tous leurs marchés :

Extrait du Point, il y a seulement quelques minutes, concernant le secteur automobile :

Les constructeurs automobiles ont besoin d'alliances, mais, dès qu'il s'agit de dépasser le simple partenariat, il est difficile d'aboutir, comme le montre l'échec des discussions entre PSA Peugeot Citroën et Mitsubishi. Quand la crise est arrivée et, avec elle, les interventions des gouvernements pour sauver les constructeurs, les observateurs avaient prédit une vague de rapprochements pour notamment répondre aux surcapacités chroniques du secteur.

Or, force est de constater que mis à part la prise de participation de l'italien Fiat dans l'américain Chrysler et de l'allemand Volkswagen dans le japonais Suzuki, les alliances capitalistiques annoncées n'ont pas eu lieu.

A la place, les constructeurs se tournent vers des partenariats à vocation technique visant à partager les coûts des nouvelles technologies ou à accéder à de nouveaux marchés jugés importants.

Carlos Ghosn, patron de Renault et de son affilié Nissan - leur alliance franco-nippone via des participations croisées est souvent citée en exemple - estime que les constructeurs ne peuvent aller seuls sur les nouveaux marchés où il faut être.

"La taille aide, mais il n'y a pas de chiffre magique parce que cela dépend de ce qu'on fait de la taille", dit-il.

"Les constructeurs ne peuvent être présents partout. Avec les alliances, on partage les rôles", souligne-t-il.

Renault lui-même est en discussions avec l'allemand Daimler pour une alliance, peut-être dans le domaine des véhicules électriques ou des petites voitures. Mais les deux groupes sont muets sur la date à laquelle ils pensent pouvoir aboutir.

Si PSA et Mitsubishi avaient fait affaire, cela aurait renforcé la présence du français en Asie, l'un des buts qu'il s'est fixés, et donné au japonais un financement dont il a bien besoin. Mais les deux groupes n'ont pu se mettre d'accord sur la question des prises de participation en capital et de leur valorisation. Ils ont dit néanmoins continuer à travailler sur des projets communs, dont une éventuelle petite voiture. Après cette annonce, certains se sont demandés si PSA n'allait pas rechercher un nouveau partenaire. Selon une note des analystes de Citigroup, il n'y a qu'un "petit" nombre de partenaires possibles.

Pour sa part, Carlos Ghosn ne croit pas à des fusions en bonne et due forme. "Une société A rachetant une société B pur tenter de se transformer en société C avec une seule culture. Je n'achète pas cela dans le secteur automobile", affirme le patron de Renault-Nissan.

La nécessité de conserver des marques bien distinctes est un obstacle, a-t-il ajouté

(Version française Daniele Rouquié, édité par Matthieu Protard)

...ou : quand, même en dépit de l'évidence, et pour des raisons purement humaines, les dirigeants de grandes organisations restent incapables d'élaborer les solutions qui leur assureraient une pérennité commune...

L'automobile n'est bien sûr pas le seul secteur concerné. A tous niveaux, PME les premières, des entreprises déposent le bilan pour n'avoir pas su établir de partenariats qui auraient permis leur survie.