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16/06/2010

Mutation 2

Aux difficultés liées à la période économique actuelle se superpose, pour les entreprises, la difficulté croissante de partager avec leurs forces vives l'impérieuse nécessité de s'adapter.

En matière de gouvernance, et au-delà des réorientations stratégiques qui s'opèrent en permanence afin de coller au mieux aux marchés et aux contraintes budgétaires, le principal frein reste celui de rendre lisible en interne la ligne conductrice des projets de l'entreprise.

L'entreprise ne peut évoluer sans l'adhésion de ses forces vives, à quelque niveau que  ce soit... mais parfois trop d'égoïsme et de cupidité d'un côté et une augmentation démesurée des exigences de l'autre côté, nourrie par le discours démagogique environnant, ont creusé un fossé (que dis-je : un canyon!) d'incompréhension qui obère la pérennité des exploitations.

Cette situation, qui devient paroxysmique dans certains cas, ne trouvera de solution que dans une volonté affichée de communication et d'écoute teintée néanmoins de la plus grande fermeté concernant les éléments qui, de fait, continueront d'aller à l'encontre de la construction collective. Parallèlement, toute entreprise devra plus que jamais s'attacher à faire grandir avec elle l'ensemble des acteurs qui auront concouru à son essor, dussent-ils la quitter ensuite pour capter ailleurs de meilleures opportunités (la génération Y ne s'identifie plus à son positionnement dans le projet d'entreprise, le coeur de ses intérêts est beaucoup plus proche de ses réalisations personnelles).

“Rien dans l’univers ne saurait résister à l’ardeur convergente d’un nombre suffisamment grand d’intelligences groupées et organisées” Theilhard de Chardin... n'est-ce pas là que réside le secret de la pérennité de l'entreprise?

Dirigeants, cela nous amènera à réfléchir aux problèmes suivants si nous voulons inscire nos exploitations dans la durée :

- quid de la culture d'entreprise? mais l'entreprise en elle-même n'a t-elle pas une "âme", de par son parcours et des objectifs qu'elle vise? n'est-ce pas notre rôle de dirigeants, justement, de l'entretenir soigneusement et de la faire vivre?

- quid des savoirs-faire de l'entreprise? (cf le KM, Knowledge Management évoqué en janvier dernier)

- quid du "costume" que l'entreprise aura la volonté affichée d'endosser pour continuer d'exister?

Encore faudra t-il avoir clairement défini la stratégie à adopter pour en assurer la pérennité et la cohérence des actions qui en découleront.

Cela fait partie intégrante de la démarche de Développement Durable qui doit être initiée en commençant par l'examen des principes fondamentaux sur lesquels s'est construite l'entreprise.

Faire intervenir un ou des acteurs extérieurs, "intelligents" en la matière, apportera sans conteste un grand plus à l'équipe dirigeante dans le sens où cela permettra de considérer la situation avec le recul nécessaire pour redéfinir les objectifs et ajoutera implicitement un rôle de médiateur naturel pour faciliter la transition envisagée.

Là réside sans doute l'une des solutions qui permettront aux entreprises de réussir avec succès l'indispensable mutation qui assurera leur survie.