12.10.2009
Défaillances d'entreprises
"Il fallait s’y attendre, les défaillances d’entreprises s’accentuent. Au cours du mois d’août 2009, la Coface a recensé 1 854 défaillances, dans la première étude de son Observatoire des défaillances, contre 1 616 en août 2008, ce qui représente une hausse de 15% par rapport à la même période l’année précédente. Du coup, en données cumulées sur 12 mois glissants, 64 335 défaillances ont été recensées à fin août 2009, contre 52 244 à fin août 2008, soit une augmentation de 23%"
"Près de 90% des entreprises défaillantes ont moins de 5 salariés. Des données corroborées par l'étude d'Euler Hermes SFAC, rendue publique le 5 octobre. D'après celle-ci, 65 000 entreprises ont effectivement mis la clé sous la porte en un an (entre juillet 2008 et juin 2009)"
Voilà ce que l'on peut lire dans un article de L'Entreprise.com remis à jour le 5 octobre.
Euler Hermes SFAC (leader de l'assurance crédit pour prévenir le risque client) avait annoncé une estimation d'environ 70.000 défaillances d'entreprises pour 2009 avec une forte poussée à l'automne.
"La rentrée de septembre devrait être marquée par un rebond macro économique, mais rebond ne signifie pas reprise, la croissance de la demande n'étant pas de retour", précise le réassureur.
Ces défaillances d’entreprises ont un coût : la somme des encours fournisseurs.
Les fournisseurs, n'étant pas les créanciers prioritaires, récupèrent rarement leur dû. Du coup, par effet domino, ces fournisseurs victimes d'impayés sont à leur tour contraints de cesser leur activité.
La plus grande prudence est donc vivement recommandée en matière de surveillance de la crédibilité de vos clients mais aussi concernant l'évolution du niveau de votre trésorerie. De même, la répartition de votre chiffre d'affaires, en de telles circonstances, devient stratégique.
00:58 Publié dans c) ILLUSTRATIONS... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, réflexion globale
22.05.2009
Les écuries d'Augias
Le nettoyage des écuries d'Augias faisait partie des douze travaux d'Hercule pour conquérir l'immortalité : Augias, roi d'Elide, qui possédait le plus important troupeau du monde, n'avait jamais fait nettoyer ses écuries depuis plusieurs décennies... Hercule eut l'idée de détourner le cours de deux fleuves (l'Alphée et la Pénée) afin que leurs flots nettoient et emportent ainsi les immondices accumulés. Astucieux moyen pour venir à bout d'une tâche de cette ampleur, excellente manière aussi de remplir une basse besogne sans dégrader son image.

11:19 Publié dans a) REFLEXION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, réflexion globale, gestion et utilisation du changement
31.03.2009
COUACH
Dettes à court terme trop importantes, réaction d'une des banques, besoin de trésorerie, trop tard pour restructurer la dette, dépôt d'une déclaration de cessation de paiement... Déprime dans le bassin d'Arcachon.
Seule action actuelle pour assurer la pérennité des entreprises : ANTICIPER.
ANTICIPER l'évolution des ventes afin d'adapter la structure à temps
ANTICIPER la rentabilité par segments de produits ou prestations (indicateurs-clé et gestion du point mort)
Ce qui permet d'ANTICIPER l'évolution de la trésorerie, de solliciter à temps ses financeurs tout en les rassurant (puisque vous maîtrisez);
ANTICIPER et participer activement à l'élaboration des comptes (gestion de la comptabilité), sans être dupes des interventions effectuées, mais en prenant conscience de l'importance du profil bilantiel de l'entreprise qui doit être équilibré, sachant que les covenants bancaires, notamment, vont se dégrader avec la situation bilantielle de l'entreprise,
ANTICIPER les réactions des financeurs (actionnaires, banquiers) en les informant de manière régulière et fiable afin de les solliciter au moment opportun : être acteur de la restructuration régulière de son bilan en prévention des difficultés à venir, éviter ainsi la rupture des covenants bancaires.
La restructuration de la dette ne peut se faire dans l'urgence, par définition : aucun acteurs financier ne voudra accorder un financement ou injecter du cash pour combler un déficit de trésorerie non anticipé et le transformer en concours à moyen ou long terme.

Et quel que soit le secteur d'activités, créneaux du luxe, biens de consommation courante ou industrie, le carnet de commandes -en pareille situation- n'aura de valeur que dans le cadre d'une reprise ultérieure de l'activité avec les actifs de l'entreprise... après avoir opéré les déclarations au tribunal de commerce, gelant la dette et optimisant alors le résultat.
Dans un tel contexte, il va falloir être hyper vigilants sur l'état financier de vos clients qui, même s'ils sont dotés d'une excellente image de marque, même si leur activité semble se maintenir ou s'ils semblent en maîtriser les fluctuations, peuvent représenter un grand danger pour vous... les cessations des paiements en cascade.

Nous assistons à un tri sélectif et implacable des entreprises qui ne devront leur salut qu'à leur mode de gouvernance (réflexion stratégique) et leurs systèmes de gestion (pilotage du suivi de la stratégie et des objectifs visés, gestion de l'exploitation et de la rentabilité), sans oublier l'importance du contrôle interne dans l'application du plan d'actions à mettre en place.
09:30 Publié dans c) ILLUSTRATIONS... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, trésorerie, réflexion globale
01.02.2009
Démarche globale
La fin d'un exercice fiscal est parfois l'occasion de faire le point... rétroviseur en main !
L'expert comptable et le commissaire aux comptes, premiers conseillers sur lesquels s'appuient les chefs d'entreprise, constatent à la fin de l'exercice fiscal une lente dégradation de certains indices significatifs (chiffre d'affaires, rentabilité, trésorerie...).
Techniquement, il semble donc naturel d'agir sur ces éléments pour tenter d'inverser la tendance; de manière « basique », les dirigeants s'acharnent parfois à augmenter les volumes des ventes à tous prix (au sens propre comme au sens figuré), sans se rendre compte qu'ils se tirent alors la dernière balle dans le pied !
L'expert comptable et le commissaire aux comptes, premiers alertés et « alertants » potentiels ont un rôle à jouer très en amont de l'appel aux procédures de sauvegarde afin d'amener les dirigeants à une réflexion plus globale qui leur permettrait de mettre en place un plan d'actions cohérent et en conformité avec, notamment, l'image et le positionnement de leurs produits ou prestations. Cela éviterait les fuites en avant lorsque la situation devient délicate.
A ce moment-là intervient l'importance capitale de l'observation et de la réflexion stratégique des dirigeants dans le parcours de leur entreprise.
Il y a trois phases délicates à savoir négocier pour assurer la pérennité de l'exploitation qui passent par :
- la maîtrise de la rentabilité et de la trésorerie
- le savoir-faire en matière de développement du chiffre d'affaires
- la conscience du besoin de synergies extérieures pour échapper aux pièges de la taille critique
Ainsi, l'ordre logique consisterait à réorganiser pour conforter la rentabilité et remonter la trésorerie, initier les actions marketing et commerciales qui développent un chiffre d'affaires « sain » puis ensuite, lorsque l'entreprise trouve ses limites sur un marché de plus en plus concurrentiel... envisager la concrétisation de partenariats afin de conforter son positionnement sur ses marchés.
Le rétroviseur alerte tard, la réflexion globale permet de discerner les devenirs possibles. Il n'y a que l'ensemble gestion/stratégie qui peut sauver l'entreprise en lui assurant la pérennité (gestion qui évalue, permet d'anticiper, mesure et met en évidence les moyens de rétablir la rentabilité; stratégie qui consiste à regarder devant en adoptant un plan d'actions concertées pour favoriser le développement).
Je pense alors aux centaines d'exploitations dont les dirigeants, au bord de la retraite, envisagent la cession prochaine : s'ils attendent trop longtemps pour mener une réelle démarche de réflexion globale, ils se retrouveront comme tous ces commerçants dont le fonds n'est plus cessible. C'est déjà le cas pour une majorité d'entre eux qui l'ignorent encore et c'est dramatique.
22:39 Publié dans a) REFLEXION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, trésorerie, réflexion globale

