28.10.2009
OBO
La pérennité de l’entreprise passe parfois par une restructuration de son top ou middle management pour seconder le dirigeant en place et en consolider l’organisation avant de procéder à une politique active de croissance externe afin de renforcer les positions sur les marchés.
Ainsi, parmi les différentes phases stratégiques dans le développement de l’entreprise, il en existe une qui répond parfaitement à ces deux objectifs : l’OBO.
Arrivé à un certain stade de son parcours, le dirigeant peut formuler différents souhaits :
· préparer sa retraite ou transmettre à ses enfants
· préparer une transition managériale de son entreprise
· maintenir ou augmenter son niveau de vie actuel, dégager des liquidités
Pour solutionner sa transmission, il peut choisir de ne rien faire, mais il subira alors la forte exposition de son patrimoine aux droits de succession. Il peut aussi décider de céder son entreprise à un concurrent ou à un industriel. L’idéal est de mettre en place une opération d’effet de levier qui lui permettra de sécuriser son patrimoine tout en favorisant le développement de son entreprise par le choix des partenaires de l’opération.
Le dirigeant peut aussi vouloir réaliser une partie de son patrimoine tout en réinvestissant dans la holding de reprise de façon à rester un actionnaire de référence. La loi Charasse interdit, cependant, la cession à soi-même au travers d'une holding dont la majorité des parts appartiendrait au propriétaire de la cible.
L’OBO, (de l'anglais Owner Buy Out), repose sur un principe de cession en 2 temps :
1) il s’agit d’abord pour le dirigeant de valoriser son entreprise puis d’en céder une bonne partie à des partenaires financiers, en conservant un reliquat pendant une période de 3 à 5 ans.
Cette première phase comportera déjà 2 avantages :
- ses nouveaux associés dans la holding de reprise l’épauleront alors financièrement et techniquement dans l’ensemble des problématiques liées au développement de l’entreprise.
- Il aura rendu son patrimoine plus liquide et pourra ainsi réaliser une opération de cash out.
2) ensuite, et dans la majeure partie des cas, la transmission totale devient effective par une cession du reliquat des parts dans le cadre de la cession globale de l’entreprise à un groupe (les partenaires financiers n’ont pas vocation à le rester au-delà de cette période) à moins que le chef d’entreprise ne choisisse de transmettre à ses descendants auxquels il peut rester associé si bon lui semble.
Cette seconde phase lui permettra de se dégager définitivement de l’entreprise tout en lui assurant la poursuite de son développement.
Voilà de quoi nourrir la réflexion stratégique en se préparant aux phases ultérieures qui représentent souvent un grand bouleversement dans la vie du dirigeant.
09:05 Publié dans a) REFLEXION | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, développement, pérennité
19.10.2009
Développement durable
Plus fédérateur que la qualité ou la sécurité du fait d'une certaine sensibilisation du grand public au sujet de l'environnement et de la qualité de vie, le principe de développement durable au niveau des entreprises devient un élément incontournable pour cultiver sa pérennité.
L'entreprise devra désormais savoir évoluer au confluent des contraintes économiques, sociales et environnementales sans négliger aucune d'elles. Tout l'art, en terme de stratégie, consistera à communiquer sur les process internes mis en place dans l'optique du développement durable.

Certains marchés ne sont déjà plus accessibles hors d'un engagement clair dans ce sens, même si les implications en interne restent relativement limitées. Les PME ont beaucoup d'efforts à faire en la matière et, tout comme en son temps la mise en conformité au niveau de la qualité et de la sécurité, la démarche doit être initiée par la direction au travers de la prise en compte de certains éléments constitutifs d'une stratégie affichée de développement durable rentable tels que :
- le plan de déplacements entreprise
- le plan de gestion des déchets
- le bilan carbone
- le plan d'optimisation énergétique
- la prise en compte de la responsabilité sociale de l'entreprise
Cela entraîne encore quelques charges supplémentaires mais tout l'art de ce nouveau type de gouvernance consistera à en transformer les coûts inhérents en avantages qui peuvent être de tous ordres :
- améliorer l'efficacité énergétique des process de l'exploitation et anticiper leur vulnérabilité aux fluctuations du prix de l'énergie
- mettre en place une culture écologique de sobriété (source d'économies)
- faire converger certaines actions dans une logique de pacification sociale
A cette occasion, il peut être intéressant, au niveau de la direction, de réfléchir à la formulation d'une charte d'entreprise qui justifierait l'adhésion de l'ensemble du personnel, fédérant ainsi les équipes autour d'un objectif commun : la réponse aux besoins présents dans le respect des générations futures.
Désormais, les dirigeants devront adopter une stratégie de développement durable rentable.
00:13 Publié dans a) REFLEXION | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, développement, pérennité
12.10.2009
Défaillances d'entreprises
"Il fallait s’y attendre, les défaillances d’entreprises s’accentuent. Au cours du mois d’août 2009, la Coface a recensé 1 854 défaillances, dans la première étude de son Observatoire des défaillances, contre 1 616 en août 2008, ce qui représente une hausse de 15% par rapport à la même période l’année précédente. Du coup, en données cumulées sur 12 mois glissants, 64 335 défaillances ont été recensées à fin août 2009, contre 52 244 à fin août 2008, soit une augmentation de 23%"
"Près de 90% des entreprises défaillantes ont moins de 5 salariés. Des données corroborées par l'étude d'Euler Hermes SFAC, rendue publique le 5 octobre. D'après celle-ci, 65 000 entreprises ont effectivement mis la clé sous la porte en un an (entre juillet 2008 et juin 2009)"
Voilà ce que l'on peut lire dans un article de L'Entreprise.com remis à jour le 5 octobre.
Euler Hermes SFAC (leader de l'assurance crédit pour prévenir le risque client) avait annoncé une estimation d'environ 70.000 défaillances d'entreprises pour 2009 avec une forte poussée à l'automne.
"La rentrée de septembre devrait être marquée par un rebond macro économique, mais rebond ne signifie pas reprise, la croissance de la demande n'étant pas de retour", précise le réassureur.
Ces défaillances d’entreprises ont un coût : la somme des encours fournisseurs.
Les fournisseurs, n'étant pas les créanciers prioritaires, récupèrent rarement leur dû. Du coup, par effet domino, ces fournisseurs victimes d'impayés sont à leur tour contraints de cesser leur activité.
La plus grande prudence est donc vivement recommandée en matière de surveillance de la crédibilité de vos clients mais aussi concernant l'évolution du niveau de votre trésorerie. De même, la répartition de votre chiffre d'affaires, en de telles circonstances, devient stratégique.
00:58 Publié dans c) ILLUSTRATIONS... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, réflexion globale
05.10.2009
Gérer la cession
Dans la vie de l’entreprise, le développement peut passer par une politique commerciale offensive, par une politique de croissance externe ou par… une cession de l’activité afin de lui permettre d’évoluer au sein d’un périmètre plus favorable.
Comme dans toute décision importante pour la société, priorité doit être donnée à l’aspect stratégique du changement en sachant que l’aspect financier en sera d’autant plus optimisé (l’inverse n’est pas vrai dans la mesure où, lorsque le déclencheur de l’action a une origine purement de réalisation financière, il peut ne pas être opportun sur le plan stratégique et obérer ainsi les profits potentiels réalisables ou à venir).
La cession d’une entreprise se prépare, sans pour autant voir dans cette phase des manœuvres en limite de la légalité ou frauduleuses : la mise en place de tableaux de bord ou système de pilotage peut apporter la preuve concrète d’une meilleure maîtrise de l’activité, la rationalisation des process internes peut améliorer la rentabilité… tout comme la mise à propre d’un bien immobilier permettra à l’acheteur d’adopter une attitude plus favorable lors de la négociation du prix.

En amont de la transmission, il est de même capital de pouvoir évoquer une stratégie cohérente qui justifiera les positionnements choisis et crédibilisera le modèle économique de l’entreprise.
A ce jour, trop de chefs d’entreprise (dans les PME notamment) ne prennent pas la juste mesure de la valeur de leur activité et de leur score personnel dans la conduite de leurs affaires, laissant ainsi peu de perspectives à d’éventuels repreneurs. Combien de dirigeants n’ont pour métier d’origine que le métier de l’entreprise, transmise de père en fils… jusqu’à ce que le petit-fils ne reprenne pas. Ces exploitations, gérées souvent de manière peu rationnelles, finissent par perdre leur valeur, sauf cas de créneaux de marché bien spécifiques.
Dirigeants, lorsque vous ne souhaitez plus vous impliquer dans une nouvelle phase de développement de votre entreprise, ce sera réellement un acte de gestion que d’envisager la cession de votre activité afin de la laisser évoluer dans le cadre d’une autre entité. Lorsque la cession est envisagée dans le cadre de la retraite, il faut être conscient du fait que le moment venu de la décision n’est pas toujours optimal par rapport à la valorisation de l’exploitation : il est alors préférable de bien s’y préparer en amont, voire même de déterminer une période différente de transmission afin d’en améliorer les conditions financières.
17:07 Publié dans b) ACTIONS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, cession, gestion

