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21/03/2013

Créateurs d'entreprise

Créer une entreprise, il faut en avoir envie! Simplifions, simplifions!

C'est en ces termes que notre ami Christian Oyarbide a titré son premier article de la semaine alors que, dans le même temps, je m'adressais à de jeunes créateurs d'entreprises dans le cadre de la Faculté d'Aix-Marseille, aux côtés notamment d'un Chargé de Mission de l'IRCE (Institut Régional pour la Création et le Développement d'Entreprises) d'Aix en Provence. Lui parlait des outils mis à la disposition des chefs d'entreprises pour les aider dans la gestion de leurs exploitations, et moi j'évoquais les différents modes de financement des entreprises émergentes... que d'égards, d'attention et d'aides pour ces créateurs qui ne devront pas en attendre autant de notre administration!

Oui, Christian, la création, comme la conduite d'une entreprise dans notre beau pays, engendre tout d'abord un long parcours du combattant dans notre jungle administrative qui utilise par ailleurs des formules cinglantes et menaçantes au premier faux pas venu, d'où cette très désagréable sensation d'être coupables de ne pas comprendre les divers mécanismes...  

Oui, l'Etat s'est coupé des TPE et PME du pays... et j'ajouterais : avec l'évolution de l'informatique, notre administration dispose de moyens supplémentaires pour nous envoyer toutes sortes de relances, amiables ou pas, jamais "aimables". Les entrepreneurs et dirigeants ne sont rémunérés que par la rentabilité que dégagent leurs exploitations et toute charge administrative, comme l'indique son nom, est une charge, en aucun cas l'objet d'une quelconque rémunération.

Cependant, au-delà des embûches que rencontrent les créateurs, la réalisation de leurs projets reste une passionnante aventure et le meilleur facteur-clé de succès sera la passion qu'ils ont pour l'objet de leur projet... la meilleure illustration que l'on puisse en faire est la formule qu'ils utiliseront pour définir leur projet, la mission qu'ils se sont donnée au travers de ce projet (il en va de même pour toutes les entreprises qui réussissent sur la base d'une mission qu'elles se sont données autour de laquelle sont fédérées les forces vives en interne). Seuls compteront alors leurs objectifs, en cohérence avec leur plan de vie, même s'ils ne prennent pas toujours la mesure des réelles implications de leurs projets sur leur vie en général...  n'est-ce pas Charles de Foucault qui disait : "Il arrive quelquefois des accidents dans la vie, d'où il faut être un peu fou pour se bien tirer"?

Elément de base de notre tissu économique, l'Entreprise est créatrice de valeur et, à ce titre, devrait être respectée ainsi que leurs dirigeants. Malheureusement, les dirigeants de TPE et PME qui ont peu de poids face à l'appareil étatique, sont trop souvent assimilés aux dirigeants de grands groupes, beaucoup plus privilégiés.

Nous militons pour un management social et responsable au sein de nos entreprises car nous savons que cela constitue la base d'un jeu gagnant-gagnant : ainsi me disait récemment le dirigeant d'une PME marseillaise de plus de 100 personnes : « Je ne fais pas du social pour faire bien. J'en fais parce que je suis persuadé que dans une entreprise de services telle que la mienne cela représente un vrai plus».

Gageons que les circonstances à venir  poussent l'Etat vers un peu plus de considération envers le tissu économique qui le fait vivre.

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